Fiche d'expérience régionale - Recyclage de fauteuils roulants
- Mode d'intervention, Population cible et objectifs
- Description : origines et contexte, outils, étapes
- Partenariats, moyens, impact, évaluation et recul
- Projets, suites envisagées
- Transférabilité
- Conditions de réussite
- Documents de référence et liens
Une seconde vie est donnée à des fauteuils roulants pour l'inclusion, l'autonomie et le bien-être des personnes à mobilité réduite. Le reconditionnement des fauteuils roulants est réalisé par un chantier d'insertion financé par APS Solidarité. Ainsi l’Association ATOL à Châteaurenard a mis en place un Chantier d’Insertion et a créé 10 emplois.
Personnes en situation de mobilité réduite, ayant un besoin ponctuel ou des difficultés pour financer l’équipement
Cette opération vise à collecter des fauteuils roulants inutilisés qui peuvent avoir une seconde vie en les revalorisant. Après leur nettoyage ou des réparations, ils sont mis gratuitement à disposition d’associations ou de lieux publics pour les personnes en perte d'autonomie ou de mobilité. Ce sont des personnes dont le taux de handicap ne leur permet pas d’avoir des aides ou qui n’ont pas les moyens financiers nécessaires ou qui ont un handicap passager.
Grâce à son expérience de terrain, le partenaire fondateur du projet, APS Prévoyance, a constaté que d'un côté, de nombreuses personnes en situation de mobilité réduite n'ont pas de fauteuils roulants à disposition et de l'autre, de nombreux établissements et particuliers ont des fauteuils inutilisés.
Ils sont souvent presque neufs ou en très bon état, et sans affectation, ils finiront à la décharge ou chez les ferrailleurs. C’est un gâchis pour la sécurité sociale, et une opportunité manquée à l’égard de ceux qui en ont besoin. C'est pour répondre à cette problématique que le fonds de dotation APS Solidarité a été créé et a lancé le Plan B-cane.
En effet, nombreuses sont les personnes qui portent un handicap trop limitant pour être autonomes mais pour autant pas assez lourd pour obtenir des aides. Elles s’interdisent certaines activités à cause de l’absence de fauteuil roulant disponible. Le Plan B-cane cherche à apporter une solution de mobilité pour promouvoir l'inclusion des personnes vulnérables et l'accès à tout pour tous.
Le Plan B-cane propose de donner une seconde vie à des fauteuils roulants inutilisés. L’APS Solidarité organise la collecte et la revalorisation de ces fauteuils. Le reconditionnement des fauteuils est réalisé par 10 salariés du chantier d’insertion soutenu par APS Solidarité en partenariat avec l'association ATOL à Châteaurenard. Ces B-canes sont mises à disposition des associations aidant les personnes dans le besoin ou des établissements recevant du public. Le fond de solidarité est ouvert à tous les usages qui contribuent à l’inclusion et à l'accès à tout pour tous.
Soutenir l'insertion professionnelle des personnes éloignées du marché du travail, créer du lien et développer une filière de l'économie circulaire au service de la solidarité, voilà la solution proposée par le Plan B-cane.
Décembre 2019 - Partenariat avec l'association ATOL pour la création d’un chantier d’insertion à Châteaurenard soutenu par APS Solidarité pour le reconditionnement des fauteuils roulants.
Février 2020 - Opération humanitaire avec l’envoi de fauteuils roulants au Maroc
Avril 2020 – Fauteuils roulants mis à disposition dans le centre de tests covid de Châteaurenard
Juin 2020 - Signature d’un partenariat avec Intermarché Pernes-les-Fontaines pour le financement de la revalorisation de 11 fauteuils roulants.
Décembre 2020 – Premier fauteuil mis à disposition dans le magasin Intermarché
Janvier 2021 – Partenariat avec le Collège Simone Veil à Châteaurenard pour le Paraflam’tour : semaine de sensibilisation, revalorisation des fauteuils roulants électriques par le Club Techno…
Février 2021 – Partenariat avec la Recyclerie Les 3 ECO à l’Isle-sur-la-Sorgue.
Partenariat-fournisseurs : établissement médico-sociaux (ehpad, foyers médicalisés…), loueurs de matériels, ressourcerie (partenariat avec la Recyclerie les 3 éco à l’Isle-sur-la-Sorgue)
Partenariat revalorisation : Association d’insertion ATOL pour la création d’un chantier d’insertion dédié au projet à Châteaurenard : 10 salariés et 1 encadrant
Partenariat mise à disposition : Associations ou établissements du public (pour le financement Intermarché : Anatoth l’épicerie solidaire, la bricothèque, la médiathèque, le CCAS, l’office du tourisme, le collectif d’artistes ARTOFAGE)
Prescripteurs : les institutions médico-sociales et les structures d’accompagnement relaient l’information auprès de leurs adhérents (MDPH, URIOPSS…)
Financements : APS Prévoyance, mécènes
Humains :
1 salarié
Financiers :
Ressources privées par le mécénat (les fonds de dotation n’ont pas le droit aux financements publics).
Soutien prépondérant du partenaire fondateur, APS Prévoyance
Soutien des mécènes sur des actions ciblées : Intermarché en 2020
Logistique :
Le chantier d’insertion et le siège social du fonds de dotation se situent à Châteaurenard. Ce projet rayonne aujourd’hui dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Gard : le transport est assuré dans une cinquantaine de kilomètres autour d’Avignon.
Formation :
Impact
Au 8 avril,
-95 fauteuils ont été recyclés ,
-12 fauteuils ont été mis à disposition ainsi que deux déambulateurs.
Recul
Développer une filière de recyclage du matériel médical permet de faire évoluer les mentalités sur la perception de ce matériel : financé par la sécurité sociale ou les aides, ces matériels finissent soit au grenier, à la déchetterie ou sur Le bon coin. Le Plan B-cane permet de sensibiliser sur la valeur de ce matériel financé par l’argent public et le remettre en circulation dans les lieux publics ou une personne à mobilité réduite peut ainsi se déplacer plus facilement (fauteuil classique ou de transfert) ou se détendre et se reposer ( fauteuil “coquille” ou confort) .
En France, les membres du projet souhaitent élargir l’action à la prise en charge d’autres types de matériels médicaux. Pour aller dans ce sens, le chantier d’insertion consolide ses compétences afin d’obtenir une certification de la CPAM pour le forfait entretien des fauteuils.
En parallèle du besoin en France, la demande de fauteuils roulants dans les pays étrangers est très forte, notamment les zones minées et pour réaliser ces projets il faut mobiliser des partenaires en menant des opérations humanitaires.
Le projet pour se développer a besoin:
- d’animateurs des dons, pour financer les réparations et l’acheminement des matériels, nous avons besoin de consuls connaissant bien les entreprises et introduits auprès d’elles pour les convaincre de parrainer un ou plusieurs fauteuils roulants.
- de collecteurs, pour solliciter les établissements et institutions qui possèdent des matériels inutilisés nous avons besoin d’ambassadeurs d’APS Solidarité pour les inviter à nous en faire don.
- d’entreprises partenaires, pour une démarche solidaire au titre de mécénat et bénéficier d’une réduction d’impôts égale à 60 % de la somme versée dans la limite de 5 pour mille (0,5 %) du chiffre d’affaires hors taxes (Art 238 bis du CGI).
Le dispositif du Plan B-cane est réplicable dans d’autres régions françaises afin de faire rayonner l’opération pour répondre aux demandes au-delà de la région Sud. Le dispositif peut être transféré en nouant des relations avec d’autres chantiers d’insertion et des partenariats pour assurer le transport.
Faire connaître et reconnaître le projet : promouvoir le Plan B-cane est un élément essentiel à la réussite du projet afin de dédiaboliser l’usage du fauteuil roulant. En effet, pour dépasser les freins psychologiques à l’utilisation des fauteuils, une campagne de sensibilisation est menée pour déstigmatiser les fauteuils. L’objectif est de changer les mentalités pour passer d’une perception de fauteuil roulant - assistance médicalisée à une B-cane - service d’accompagnement, de mobilité, de confort, de lien social pour reprendre des activités.
Trouver les bons partenaires : APS solidarité a un rôle d’intermédiaire entre une pluralité d’acteurs du domaine médico-social. Les liens étroits avec le partenaire fondateur, APS Prévoyance (première société de courtage en assurance à être reconnue d’utilité sociale - agrément ESUS, accompagne depuis 1985 les populations à faibles revenus ou sous mesures de protection juridique tutelle, curatelle) sont une richesse pour la communauté, bien que le réseau soit encore à construire.
Documents de référence et liens
Pour aller plus loin (documents, sites internet, études, références... ) :
Site internet : https://www.apssolidarite.com/
Page Facebook: https://www.facebook.com/ApsSolidarite/
Contact :
Nathalie Sadowski Chargée de mission Téléphone fixe 04.90.14.36.11.
Téléphone mobile 06.19.36.53.39.
Adresse e-mail nathalie.sadowski@aps-solidarite.fr
Groupe d'analyse de l'expérience de l'aidant de l'IFSI la Capelette
- Mode d'intervention, Population cible et objectifs
- Description : origines et contexte, outils, étapes
- Partenariats, moyens, impact, évaluation et recul
- Projets, suites envisagées
- Transférabilité & Conditions de réussite
- Documents de référence et liens
Thématique : Formation initiale
Projet élaboré par l’IFSI la Capelette Marseille en vue d’une expérimentation mise en oeuvre dans un hôpital ( groupe d’aidants de personnes âgées dépendantes hébergées en unité de long séjour et unité cognitivo-comportementale) afin de:
- recueillir l’expérience de l’aidant
- faciliter la place de l’aidant dans la relation de soin
- alimenter une analyse des pratiques.
- former des élèves infirmiers
Échanges entre les aidants et les soignants organisés par l’IFSI de la Capelette , avec la participation active des élèves de 3e année d’études d’infirmiers. Cette expérience permet de mutualiser les apports expérientiels et théoriques afin que les partenaires bénéficient tous d’une amélioration de leurs connaissances et de leurs expériences.
- Aidants en vue d’un mieux-être du patient. Les critères d’inclusion des aidants sont :
- Démarche volontaire
- Être l’aidant d’un patient hospitalisé en moyen ou long séjour
- S’engager sur au moins 5 séances
- Élèves infirmiers
- Soignants
- Valoriser le savoir-faire, le savoir-être des aidants
- Fonder un partenariat aidant/Soignant actif
- Permettre à l’aidant de trouver sa place au sein de la relation de soins dans l’intérêt du bien-être du patient et de celui de l'aidant
- Mettre en situation des élèves infirmiers dans un projet pédagogique leur permettant d’aborder la relation soignant / aidant
Dans notre société, les aidants sont reconnus dans leur fonction de soutien et de ressource au profit de la personne soignée, au travers de ce vécu, ils élaborent un tissu de savoirs expérientiel qui restent au stade de ressources à valoriser. Ainsi, l’identification et le partage de ces savoirs avec les soignants faciliterait la place des aidants dans la relation de soin.
Ce projet répond aux besoins suivants :
- Prévalence du processus du soin au détriment du processus de vie dans la prise en charge
- Manque de reconnaissance du rôle des aidants par les aidants eux même et par les professionnels et institution
- Morcellement de la connaissance de la personne soignée
- Faible reconnaissance du savoir expérientiel
- Cloisonnement des acteurs
- Manque de personnel
- Dévalorisation du secteur gériatrique chez les professionnels
- Dévalorisation du soin dans le domaine de l’accompagnement au niveau des professionnels et des étudiants
- Offre de formation profuse pour les aidants : technique, juridique, groupe de parole mais très peu s’intéressent à la plus-value en Institution et en formation où ils sont perçus comme des opposants, des entraves.
Ces besoins sont formulés par les équipes de soins de la façon suivante :
- “Comment percevoir, entendre, interpréter les demandes, les attentes, les besoins en termes de communication et de relation du patient en difficulté de communication.
- Se demander ce qu’est un soignant gentil
- Comment gérer les demandes incessantes de certains patients ou aidants
- Quelle capacité d’écoute cela suppose chez le soignant
Comment faire circuler cette connaissance afin d’avoir une attitude partagée et mieux adaptée ?”
Outils :
La méthode s’inspire des groupes d’analyse des pratiques professionnelles. Une vérification de l’adéquation problématique/solution a été menée. Des documents ont été rédigés :
- Document de présentation du groupe analyse de l'expérience des aidants
- Dépliant à l’attention des aidants
- Charte du groupe analyse de l'expérience des aidants
- Questionnaire à l’attention des aidants permettant un compte-rendu
- Ressenti des étudiants aux différentes étapes du projet
Etapes :
1ère phase : phase préparatoire
Planifier et préparer le travail à réaliser, les ressources et les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.Novembre 2018 : information des étudiants sur le projet et recrutement de la structure partenaire en vue de répondre à l’appel à projet de MNH TROPHY portant sur « comment faciliter la place de l’aidant dans la relation de soins », revue de littérature.
Décembre 2018 : Réunions de travail réunissant aidants, acteurs de la structure partenaire, étudiants et formateurs, : planification du projet : Co-construction du projet d’analyse de pratique pour les aidants qui consiste en la mise en place d’un dispositif de groupe d’analyse de pratiques multi acteurs :
- élaborer des outils de communication pour recruter des aidants
- définir un calendrier de mise en œuvre.
Au cours de ces différentes rencontres, les échanges ont fait surgir des écueils (peur des soignants d’être jugés dans leur action, difficultés pour les aidants de se déplacer : de demandeur de soins vers une place de partenaire de soins (langage non adapté aux codes langagiers de la génération des aidants rencontrés) invitant à mettre en place des régulations :
- Exclure les soignants du groupe d’analyse des pratiques
- Remédiations des outils de communication avec une aidante
Comment ?
- Fixation des objectifs notamment pédagogiques, modalités d’organisation des groupes d’étudiants et des outils.
- Recherche documentaire, plan de travail pour les étudiants.
- Restitution.
2ème phase : la mise en oeuvre
Réaliser, mettre en œuvre le travail planifié, exécuter les tâches à partir du plan d'actions définiPremier semestre 2019 : Expérimentation de groupes d’analyse de pratique des aidants dans la structure partenaire :
Le rythme des séances d’environ 1h30 est mensuel, dans un espace convivial, discret et sécurisant au cours duquel l’aidant s’auto-questionne à partir de la situation vécue et de savoirs qui sont “inventés, construits, créés [...] avec l'expérience, dans l’action, par l’action et pour l’action ; et partiellement non conscients” Rochez, 2008.Le groupe rassemble sous la forme d’une agora uniquement des aidants
- La régulation est assurée par un professionnel formé à l’analyse des pratiques
- Un recueil des savoirs de l'expérience est tracé au cours de chaque séance pour être réinvestis par l’ensemble des acteurs
- Le projet a permis de réunir le collectif (formateur, étudiants) -Aidants- Cadre hôpital
- Partage des savoirs et des critères produits avec l’institution partenaire
Comment ?
Communication auprès des aidants par l’intermédiaire d’un flyer adressé par courrier et information des membres du conseil de la vie sociale,
Invitation à la séance d’analyse
Mise en œuvre de la séance d’analyse respectant la méthodologie de l’analyse de pratique (cf. document « description du dispositif d’analyse de l’expérience des aidants). Les étudiants ont animé avec l’aide d’un formateur la séance, d’autres se sont chargés d’observer et de prendre des notes.
Rédaction du compte rendu retraçant le décryptage des situations travaillées, des incertitudes, des peurs, des a priori exprimés, des recadrages effectués. Les réponses apportées ont été aussi inscrites dans ce compte rendu.
Un débriefing a été effectué avec les étudiants et l’institution après coup.
3ème phase : phase d'amélioration
Vérifier que les résultats obtenus correspondent à ce qui a été planifié (utilisation d'indicateurs de performance ) . Vérifier l’atteinte des objectifs fixés initialement.
Juin 2019 : Restitution de l’expérimentation au sein de la structure, auprès de l’équipe pédagogique de l’IFSI et auprès de l’ARS
Septembre 2019 : Recherche de pérennisation du dispositif
De octobre à novembre 2019 : Rencontre des partenaires et réflexion sur les modalités de mise en œuvre du projet
De novembre à mai 2020 : Création du module de formation et construction de la mallette
Ce projet met en évidence l’importance:
- de prendre en compte la situation vécue, ce qui permet de montrer l’intérêt porté aux patients, aux aidants et aux soignants.
- du savoir-être dans l'échange avec les aidants.
- de s'appuyer sur les capacités restantes du patient
- de connaître les facteurs qui se jouent dans la relation au sein du trio soignant-patient-aidant ( sentiment d’insécurité, besoin de lien de se sentir protégé, poids de l’affect, des émotions…)
- D’utiliser les connaissances de l’aidant et inversement le soignant peut aider l’aidant à comprendre certaines situations.
Résultats observés :
Pour la personne soignée
- Respecter sa dignité et son autonomie
- L’aider à conserver une estime de soi
- Connaître et prendre en compte ses besoins, attentes, demandes, désirs
- Maintenir ou restaurer un lien social
- Lui apporter un sentiment de continuité, sécurité, bien être
-
Pour les aidants
- Remanier la représentation que l’on se fait d’une situation
- Faire émerger des idées pour faire autrement
- Susciter un sentiment d’appartenance à un groupe de pairs en développant le lien social
- Transformer une souffrance en ressource
- Valoriser ses compétences informelles développées et son expertise
- Se voir reconnaître son expérience d’aidant
- Développer une posture compréhensive
- Faire avec les capacités restantes et envisager son avenir avec plus de sérénité
-
Pour le soignant :
- Questionner sa pratique en faveur d’une vigilance éthique
- S’inscrire dans une dynamique professionnalisante
- Renforcer sa confiance en soi
- Travailler sur soi
- Prendre conscience d’être dans une interdépendance professionnelle
- Travailler le deuil de sa toute puissance
- Valoriser son travail, maintenir une bonne estime de soi
- Se distancier de son vécu et de ses émotions
-
Pour l’institution :
- Renforcer la place de l’usager au cœur de l’institution
- Diffuser une culture éthique, du soin de sollicitude en faveur d’un vivre ensemble
- Insuffler un démarche projet
- Répondre aux injonctions réglementaire et certificatives en faveur de la qualité des soins
- Impulser une dynamique collective collaborative
- Développer le niveau de compétence collective
- IFSI la Capelette,
- CH Allauch
Moyens :
Ressources de l’IFSI
Les compte-rendu de l'expérience mettent en évidence l’apprentissage qu'a permis cette expérience. Ces compte-rendu font suite aux questionnaires aidants, étudiants. Un compte rendu a été présenté à la commission soins infirmiers.
- Pour l’aidant :
Cela permet de faire des propositions car pour que l’aidant soit un tiers institutionnalisant, il faut :
-
- Que l’aidant participe et l’inviter dans les réunions : staff pluridisciplinaire, projets institutionnels, évaluation des pratiques, élaboration et mise en œuvre du projet de vie
- Que l’aidant contribue aussi en ayant une parole adressée, en réinterrogeant les projets de vie et en interpellant le soignant l’obligeant à se décentrer.
- Que l’aidant puisse faire que cela change, mais aussi en favorisant la création d’un espace institutionnel
- Pour les étudiants, cela a permis :
- Un travail séduisant par la recherche nécessaire, la méthode de travail
- L’implication de tous
- Une confrontation des étudiants entre eux
- Constater lors des restitutions de l'enthousiasme de la direction et des aidants
- Les remarche des aidants et de la direction ont permis l’amélioration et l’orientation plus fine des documents (flyer et diaporama) en insistant sur le caractère innovant
- L’émergence d’idées de type organisationnelle et relationnelle pour améliorer le soin et permettre aux aidants de penser qu’ils sont une ressource.
- Pour le centre hospitalier, les objectifs sont :
- Pérenniser cette dynamique collaborative,
- Institutionnaliser cette pratique dans le projet d’établissement
- Éviter l’écueil de réification du patient ou résident
- Vivre la relation avec l’aidant de manière sereine
- Envisager la formation du personnel soignant à l’analyse des pratiques
- Mettre en œuvre une organisation réflexive et éthique
Pour poursuivre les propositions suivantes peuvent surgir de cette expérience grâce à une boucle de retour d’expérience :
- Inviter l’aidant à participer à des réunions, table ronde, animations
- Les soignants et les étudiants participent à des analyses de pratiques car l’aidant peut être occasion de changement des pratiques
- Prévoir des temps de dialogue institutionnalisés en faveur d’une dynamique de coopération (échanges en présentiel et à travers d’outils (site internet pour CVS…)
Cela permettra d’améliorer :
- L'Élaboration du projet de vie en concertation : dans ce projet, prévoir l’action et le rôle de chacun y compris l’aidant
- D’améliorer les pratiques en ayant une parole adressée
- D’améliorer la formation des élèves infirmiers ( voire d’autres organismes de formation )
- D’instaurer un cadre, un espace institutionnel pour les professionnels
Transférabilité & conditions de réussite :
Pour les objectifs méthodologiques :
Chaque étape doit être consolidée et menée jusqu’à son terme, on peut utiliser pour cela le PDCA ou PDSA.
Pour les objectifs opérationnels :
L’originalité du projet qui vise à valoriser les savoirs expérientiels des aidants à travers l’analyse de pratique vient de l’animation par des étudiants accompagnés de leurs cadres formateurs.
Cela suppose :
- Un déroulé de la démarche avec les réunions préparatoires du projet dans un contexte de pluri professionnalité (aidants, soignants, cadres formateurs, étudiants, cadres soignants, Direction….)
- La construction du dispositif avec l’élaboration d’une procédure sur l’animation d’un groupe d’analyse de pratiques des aidants, d’outils de communication (Flyers, Diaporama, grille d’évaluation, grille de compte rendu…..), de grilles d’évaluation
- La mise en œuvre de l’action ayant réuni une dizaine d’aidants dont le parent était placé en long séjour.
Documents de référence et liens
Guide pour la sécurité des patients de l’OMS et notamment page 112 sur les facteurs humains et page 192 sur l’implication des patients et aidants.
Dossiers aidants du Gérontopôle Sud
Démarche associons nos savoirs, présentation par Alice Casagrande
issu du site associons-nos-savoirs.fr
Voir aussi sur ce thème le modèle de Montréal, porté à Nice par Luigi Flora à Nice
Contact :
IFSI La Capelette
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